Sean O’Malley réagit à la victoire de Petr Yan à l’UFC 333 et explique pourquoi il ne l’a pas défié

Sean O’Malley veut retrouver Petr Yan pour tenter de récupérer la ceinture des poids coqs de l’UFC. Mais après la victoire du Russe contre Merab Dvalishvili à l’UFC 333, l’Américain s’interroge sur la volonté du champion de lui accorder une revanche.
Sean O’Malley estime que son prochain combat doit se dérouler face à Petr Yan. Samedi, lors de l’UFC 333, le Russe a remporté sa troisième confrontation contre Merab Dvalishvili par décision, confirmant sa place au sommet des poids coqs. Une performance suivie de près par l’ancien champion américain, qui avait battu Yan par décision partagée lors de l’UFC 280 en octobre 2022. Depuis, O’Malley a notamment signé des victoires contre Aiemann Zahabi et Song Yadong, deux succès qui renforcent selon lui sa légitimité dans la course au titre. Pourtant, Petr Yan n’a pas mentionné son nom après sa victoire, tandis que Daniel Cormier a évoqué une possible revanche contre Song Yadong. Une situation qui surprend O’Malley, convaincu de représenter un défi particulièrement compliqué pour le champion.
Sean O’Malley estime être un problème pour Petr Yan
Lors d’une diffusion en direct sur sa chaîne YouTube, Sean O’Malley a commenté la victoire de Petr Yan et les perspectives qui s’ouvrent désormais dans la catégorie. L’Américain estime que son gabarit, sa mobilité et sa capacité à changer de garde constituent des difficultés particulières pour le Russe.
« Je ne pense pas que Petr Yan soit allongé dans son lit à trembler à l’idée de m’affronter. Est-ce que je pense qu’il adore cette perspective ? Je ne sais pas, probablement pas. Je représente un affrontement complètement différent de tous ceux qu’il dispute. »
« Il affronte des gars comme Merab, qui mesure environ 1,65 m, ou Song, qui fait environ 1,68 m. Il combat ces petits gars. Peut-être qu’il aime ça. Moi, je suis grand, j’ai de l’allonge, je peux combattre en garde gauchère ou droitière et je bouge beaucoup. Lui est davantage ancré sur ses appuis. »
« Il connaît les problèmes que je peux lui poser. Je ne dirais donc pas que Petr Yan m’évite ou qu’il a peur. Mais je ne pense pas qu’il me choisirait s’il avait le choix. »
« Je suis surpris que Petr ne m’ait pas défié. Je ne sais pas pourquoi. C’est le plus gros combat possible. Quand j’ai remporté la ceinture, j’ai défié Chito Vera. Je voulais le combat le plus facile possible. Enfin, pas de tous les temps, mais quand tu es champion, tu peux choisir. »
« Je vais affronter Petr Yan lors de mon prochain combat. Je m’en fiche, même s’ils annoncent Petr contre Song, je vais quand même affronter Petr ensuite. C’est à quel point je suis convaincu que ce combat va se faire. »
« J’ai battu Petr. J’ai battu Song. Ce doit être moi contre Petr, aux États-Unis, à la fin du premier trimestre ou au début du deuxième. Organisez ce combat. »
« Le fait que Petr ait réussi à maintenir ce rythme, à perdre les deux premiers rounds, à disputer un troisième round serré, puis à inverser la dynamique dans les quatrième et cinquième rounds, c’était légendaire. Petr Yan est une véritable légende, tout comme Merab. »
« C’est le meilleur poids coq de tous les temps. Et je ressens cette anxiété, cette nervosité en me disant : ‘M*rde, c’est ce gars que je vais affronter ensuite.’ Je suis assis sur mon canapé à regarder ce monstre combattre pendant 25 minutes contre un autre des meilleurs poids coqs de l’histoire. »
« Cette nervosité est positive, parce que sans elle, c’est plus difficile de trouver la motivation pour s’entraîner. Quand je ressens ça, je suis complètement concentré. Je le suis depuis mon dernier combat, en sachant que je pourrais retrouver Petr Yan. »
« Ce sera le plus grand combat de l’histoire de l’UFC chez les poids coqs. Je ne sais pas quand, je ne sais pas où, mais je sais que ça va arriver. »
Malgré ses interrogations, Sean O’Malley reconnaît donc pleinement les qualités de Petr Yan et l’ampleur du défi qui l’attendrait. Aucune revanche n’a encore été officialisée par l’UFC, mais l’Américain espère obtenir ce combat aux États-Unis au printemps 2027.
