Raphael Monny, la nouvelle arme Française de Zuffa Boxing

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Multiple champion de France en amateur chez les light heavyweights, Raphaël Monny s’aventure désormais dans le monde professionnel. Auteur d’un bilan de 9-0, le Français a récemment signé chez Zuffa Boxing, l’organisation orchestrée par Dana White. Un tournant mêlant les sacrifices d’un jeune homme dévoué à son sport, obnubilé par une chose : être champion du monde.
Crédit : DR

Multiple champion de France en amateur chez les light heavyweights, Raphael Monny s’aventure désormais dans le monde professionnel. Auteur d’un bilan de 9-0, le Français a récemment signé chez Zuffa Boxing, l’organisation orchestrée par Dana White. Un tournant mêlant les sacrifices d’un jeune homme dévoué à son sport, obnubilé par une chose : être champion du monde.

« Le travail bat le talent, quand le talent ne s’entraîne pas. » Et cette maxime, Raphael Monny, 25 ans, en témoigne très bien. Après être devenu champion du monde IBO Youth, avec une victoire face à Akoto, l’originaire de Troyes ne s’arrête pas là. Récemment, ce dernier a signé chez la nouvelle organisation de boxe crée par Dana White : Zuffa Boxing. Pour lui, c’est le résultat d’un dur labeur : « Depuis le début de ma carrière, j’ai fait énormément de sacrifices. Je me suis consacré à 100 % à ce sport. J’ai construit ma carrière pour ce genre de moment. » Le 10 mai prochain, Raphael affrontera notamment Mahmutovic à l’Apex de Las Vegas.

Les termes du contrat sont simples : minimum 3 combats par an, de 8 à 12 rounds. Et quant à l’objectif final, Monny est clair : « La finalité, c’est la ceinture Zuffa. Avoir cette ceinture, ça veut dire que je suis champion du monde. » Mais avant de prétendre à cette danse où les poings se font maîtres d’orchestre, il y avait un garçon qui vivait avec sa mère et ses frères, bercé par un rêve olympique.

La naissance d’une passion

Tout a commencé à l’âge de 9 ans, dans une contrée bien lointaine des USA : Troyes. Raphael Monny s’en souvient encore : « Je ne faisais pas du tout de sport à l’époque. Ce sont mes 2 grands frères qui m’ont poussé à les rejoindre dans une salle pour boxer. Je n’aimais pas du tout, mais ils m’ont forcé. » Bien que l’amour du Noble Art ne lui soit pas venu immédiatement, il l’a apprivoisé peu à peu, jusqu’à ce que le ring devienne une évidence. « Au fil du temps, j’ai commencé à apprécier. Je gagnais tous mes combats, et l’expérience de combattre dans un ring était unique. » Et si Monny voyait la boxe comme un « loisir » , rapidement, son destin prend une tout autre direction.

« Mon entraîneur de l’époque était Mamadou Bathily. Il boxait encore à ce moment-là. Et à la salle, personne n’arrivait à le toucher et c’est là que j’ai vu que c’était un autre monde. Je voulais avoir ce niveau-là. » Au même moment, les regards étaient tournés sur la Team Solide, à Rio. Avec 6 médailles à la clé, les pugilistes français étaient sur le devant de la scène, inspirant de nombreux jeunes, dont Raphael : « En 2016, j’ai rejoint l’équipe de France junior. Et pendant le stage, les Français combattaient à Rio pour les JO. Ça m’a conforté dans l’idée de devenir boxeur. C’était incroyable à suivre. » Et avec comme modèle la Team Solide, difficile de rêver mieux comme départ. En revanche, c’est ici que l’échec est venu toquer à sa porte.

Les Jeux Olympiques comme premier objectif

Le monde de la boxe s’orchestre avant tout par la promotion. Dès lors, les Jeux Olympiques sont un premier moyen pour se faire connaître, à l’image des plus grands comme Oscar De La Hoya ou Floyd Mayweather Jr. Et tout comme jeune pugiliste amateur, Raphael Monny s’est durement préparé pour les JO 2024 : « Je me suis beaucoup consacré à la préparation pour les Jeux Olympiques à Paris, à l’INSEP. C’était mon objectif . » Qui dit JO dit également tournois de qualification, malheureusement, le Troyen n’a pas pu y participer. « J’étais déçu. J’en ai eu beaucoup en amateurs. Mais je ne suis pas quelqu’un qui reste bloqué dans le passé. J’ai rapidement relativisé, en me disant que c’était un mal pour un bien. » Tandis que certains profitent des Jeux Olympiques pour passer professionnels, Raphael Monny, lui, n’attend pas. « J’avais déjà un style professionnel. En amateur, on met beaucoup de rythme, mais j’avais une assez grosse musculature. De fait, je congestionnais rapidement. Et puisque mon style se base notamment sur la précision, je n’étais pas avantagé. »

La transition amateur-professionnel

2024 est véritablement une année à noter dans la carrière de Raphael. Après l’échec des Jeux Olympiques, la déception s’est muée en une ambition ponctuée d’or. « Je suis passé professionnel quelques temps après les JO. La transition s’est très bien passée. Je me suis senti à l’aise rapidement. » Et si le début de carrière de Monny se fait en catimini, rapidement, le Français connaît ses premières opportunités, notamment en sous-carte de : Salahdine Parnasse vs Franck Petitjean. Sorti vainqueur de son combat face à Bugiroux, le Troyen glane la ceinture du championnat de France, avant de récidiver pour le titre IBO Youth contre Akoto. Toujours invaincu (9-0), Monny décide alors de quitter la France.

Les États-Unis : le pays de la boxe

« Pour être le meilleur, tu dois te battre là où sont les meilleurs, et ils sont aux États-Unis » , déclarait le pugiliste Mike Tyson, ancien champion des poids lourds. Des mots que le Troyen a bien compris. « Dès que j’ai mis un pied en Floride, j’ai compris que c’était le pays de la boxe. J’ai rapidement sparré avec le numéro 9 mondial (Najee Lopez, en light heavyweight). Il y a toujours des boxeurs disponibles. »

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Désormais coaché par Jesse Thompson, le natif de Troyes n’est plus encadré de la même manière. Aux États-Unis, les séances sont adaptées selon les styles de boxe. « Il a observé mon style, mes qualités et défauts. On a eu une grosse phase d’observation. Et là, on a commencé à travailler sur mon style, 6 jours sur 7. » Un travail minutieux, s’accompagnant également d’un changement de vie bien différent. « Là, on vit dans une caravane, avec Maxime Vaz (2e boxeur français ayant signé chez Zuffa Boxing). Je dois payer les entraînements aussi, donc le coût de vie revient vite cher. Mais on fait avec, on a juste besoin de dormir. Ce voyage il m’est d’ailleurs permis grâce à mon coéquipier, Éric Peters.« 

Un regard tourné vers l’avenir

On connaît ce sport. Il vient souvent frapper à la porte de ceux que la vie a déjà éprouvés. Le Noble Art regorge de destins cabossés : Terence Crawford, Floyd Mayweather Jr.… Mais certains avancent autrement, portés par la force d’un entourage aimant : « Je vivais avec mes 3 grands frères et ma mère. Ils m’ont toujours soutenu dans la boxe » , tonne Monny. Désormais sous contrat chez Zuffa Boxing, le Français entame son périple, avec en ligne de mire un objectif clair : décrocher l’or au sommet du monde.

bruce buffer

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