Home ARTICLES Interview Cédric Doumbé : « Ne clignez pas des yeux le 22 juin ! »

Interview Cédric Doumbé : « Ne clignez pas des yeux le 22 juin ! »

Glory

Nous avons échangé avec le champion français welterweight du Glory Cédric « The Best » Doumbé 70-7-1 avant sa première défense de titre prévue au Zénith de Paris le 22 juin ! On parle de kick, de MMA et de l’UFC !

Lors de notre première entrevue, tu devais affronter Harut Grigorian pour la ceinture welterweight du Glory. Que s’est-il passé depuis ?

Beaucoup de choses pour moi. J’ai regagné ma ceinture par KO avec la manière. J’ai prouvé que ma précédente défaite [face à Alim Nabiev à la décision partagée en 2018] était une erreur. Et vous avez maintenant à faire à un Cédric Doumbé qui est imbattable !

Comment tu t’es senti après cette victoire ?

En fait, j’ai eu une préparation assez stricte. Je m’en suis voulu de ma précédente défaite. Je me suis fait perdre moi-même. C’était dû à une mauvaise gestion de mon poids, de ma diète, de mes entraînements. C’était de la négligence de ma part et je m’en voulais. J’ai donc décidé de me prendre en main sévèrement et d’être plus sérieux sur ce point [la diète] qui est mon point faible. J’ai donc été strict au niveau de la diète et de la préparation et ça a payé. Du coup, ce que j’ai ressenti ce n’est pas tant une joie immense d’avoir remporté ce titre à nouveau, mais plus une satisfaction du travail qui a payé. Je me suis rendu compte que tous les sacrifices que j’avais faits m’ont donné un combat facile. En fin de prépa je me sentais très bien, mon préparateur physique m’avait dit qu’il était content et qu’on avait fait tout ce qu’il fallait et qu’il n’y avait plus qu’à. Il n’y avait aucun doute en matière de préparation, de condition, ce qui changeait des combats précédents, car j’avais une très mauvaise gestion du poids, la veille du combat je me fatiguais beaucoup pour perdre des kilos. Quand j’arrivais dans le vestiaire je me disais : « Est-ce que j’ai la condition, est-ce que je ne suis pas trop fatigué, est-ce que si j’accélère, je ne vais pas être mort ?… ». Cette appréhension vient parasiter le combat. Je bosse avec la meilleure nutritionniste dans les sports de combat et autres, c’est Cécile Giornelli qui travaille avec beaucoup de combattants en boxe, judo… à partir du moment où il y a une deadline pour respecter un certain poids. La diététique et la préparation physique spécifique pour les sports de combat m’ont permis de performer pour ce combat. C’est vraiment ce qu’il me faut ! La boxe cela représente plus que 30 % de mes entraînements. J’ai pris un préparateur physique que je connaissais qui est formidable : Valentino Gargiulo.

On t’a senti très ému après cette victoire avec une envie de la partager avec ta famille. Est-ce pour toi la plus belle victoire à ce jour ?

Non, la plus belle victoire, elle n’estpas encore arrivée. Elle viendra. Je suis encore en train de prouverde quoi je suis capable, de grimper des échelons pour arriver ausommet.

Combien de temps pour te remettre du combat précédent ?

Seulement quelques jours, je suis très vite revenu à l’entraînement.

Combien de temps dure un training camp, pour Nabiev, par exemple ?

À peu près 2 mois. J’ai vraiment voulu me servir de cet élan que j’avais pour le combat contre Harut pour celui de Nabiev. C’est-à-dire que c’est comme si j’avais eu 4 mois de préparation pour Nabiev.

Justement, peux-tu nous parler un peu d’Alim Nabiev ton prochain adversaire ?

C’est un boxeur assez atypique parce qu’il a un style pas du tout orthodoxe. En plus de cela, c’est un boxeur qui fuit beaucoup dans le ring, mais ce n’est pas son vrai tempérament, il se donne un style. Il se force à faire le show et il n’a pas la carrure d’un champion. Il a eu une chance pour le titre contre Harut [Grigorian] et il l’a laissée filer. Il a pris un mauvais coup au 2e round et ensuite son combat était faussé, il n’arrivait plus à boxer. Ce que j’ai vu, c’est un Nabiev fragile et face à moi en 2018 il a boxé à 100 %, mais moi j’étais à 20 % de mes capacités. Là, il va boxer contre moi qui suis à 100 %, voire 200 %, donc je crains ce qui va lui arriver. Son style ne m’inquiète pas, la seule légère inquiétude, c’est de trop vouloir chercher le KO et dans ce cas-là, de passer à côté du combat. Je me le répète à chaque fois : « faut pas chercher le KO, faut pas chercher le KO, si ça vient, ça vient ». Donc, je vais y aller pour faire mes 5 rounds. Il n’est pas inquiétant, il ne punche pas, aux points, il ne peut pas me battre, je suis plus technique que lui. Niveau condition physique, je suis très très bien. Et même si, admettons, niveau condition physique, il est mieux que moi, mon punch fera la différence. J’ai plusieurs atouts, j’ai le punch, j’ai le coup d’œil, j’ai la condition, j’encaisse, lui n’encaisse pas. Et je suis le Champion. Et là, je pars avec tous les avantages de mon côté.

Après Nabiev ?

Je pense que ce sera Groenhard parce que l’on doit faire la belle !

Tu nous avais parlé de ton envie de transition en MMA, as-tu commencé à t’entraîner sur d’autres disciplines ?

Quand je disais que la meilleure victoire n’était pas encore arrivée, je parlais notamment du MMA.Je me suis déjà entraîné aux États-Unis et ici en France je suisen train de préparer mon expatriation. Pour l’instant, je ne me disperse pas, je combats en kickboxing, je m’entraîne en kickboxing.Quand je partirai aux États-Unis [en 2020], je m’entraînerai à 100% en MMA pour préparer ma transition.

Kamaru Usman a remporté la ceinture welterweight de l’UFC face à Tyron Woodley. Que penses-tu de lui ?

J’ai suivi, deux lutteurs, Usman a étémeilleur. Après, est-ce que ce n’était pas une lassitude de Woodley par rapport au fait de défendre sa ceinture ? À un moment, tu baisses ta garde, à force d’emprunter tout le temps le même chemin.Très bonne prestation d’Usman, très content pour lui, pour l’Afrique aussi, car c’est la première ceinture qui va en là-bas. Bien sûr, c’est inquiétant pour moi, car ce sont des lutteurs,j’aurais préféré que ce soit des strikers. Ce sera leur point fort, mais j’ai confiance, car je me débrouille déjà bien instinctivement selon certains coachs dans ce domaine-là. Avec de l’entraînement et de la technique, je pense que j’aurai les atouts adéquates pour pouvoir neutraliser les amenées au sol et ensuite faire le taf en striking.

Et par rapport au striking ? Tu en penses quoi ?

Ils sont 0. Y’a personne qui peut m’inquiéter en striking. Surtout que je n’ai pas un striking de kickboxeur ou de nakmuay, j’ai un striking instinctif. C’est typiquement ce qu’il faut pour le MMA. Quand on me voit boxer, bouger, avec ma position assise sur les jambes, je ne suis pas un kicker. J’ai le buste en avant, le bassin en arrière et je bouge le tronc. Je n’ai pas de garde fixe, je n’ai pas les gants collés contre la tête et je bouge beaucoup. Donc c’est typiquement MMA, j’ai des prédispositions pour ce sport et ça va le faire !

Tu nous parlais de McGregor la dernière fois aimerais-tu l’affronter ?

Oui, bien sûr, déjà parce que c’est un striker. Un beau combat contre lui ferait le buzz, champion duGlory contre Champion de MMA. Ce serait un challenge !

As-tu un mot pour tes fans ?

Merci de croire en moi. Tous ceux qui ont pris leur place pour le 22 juin. Ne vous inquiétez le spectacle sera au rendez-vous ! Je me suis entraîné comme une machine, je suis programmé pour mettre un KO. Va pas falloir cligner des yeux, car ça va être un gros combat, je vous le garantis !

Cédric « The Best » Doumbé combattra Alim Nabiev le 22 juin au Zénith de Paris pour défendre sa ceinture welterweight du Glory !

Vous pouvez réserver vos places ici : https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/glory-66-paris-billet/idmanif/464980

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