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UFC Best of 2016 : les meilleurs moments de l’année 2016

Aujourd’hui, ActuMMA vous propose de revenir sur les grands moments UFC d’une année 2016 haute en couleurs.

Le sacre de Miesha Tate : à force d’essayer, on finit par réussir

Le couronnement de Miesha Tate est un véritable événement qui restera dans les mémoires. La soumission de Holm dans le cinquième round de leur match à l’UFC 196 s’est avérée réellement impressionnante. Surtout qu’elle est intervenue dans les dernières minutes d’un combat éprouvant. Mais ce qui a joué de façon cruciale sur le plan émotionnel, c’est de savoir à quel point le parcours de Tate a été semé d’embûches et de revers. Miesha n’a jamais rien lâché, démontrant une incroyable détermination.

La carrière de Tate n’a pas commencé sous les meilleurs auspices, ce qui ne l’a pas empêchée de persévérer, de vivre dans une caravane au pied du gym de Dennis Hallman en compagnie de son compagnon Bryan Caraway et de consacrer tout son temps à viser les cimes. Ensuite, elle a signé au StrikeForce, est devenue Championne, et Ronda Rousey s’est greffée à l’histoire.

Ses échecs face à Rousey ne lui ont jamais coupé l’envie. Et c’est bien ce versant de l’histoire qu’il faut retenir en cette fin d’année.

 

L’improbable règne de Michael Bisping

Quatre ans en arrière, personne n’aurait imaginé que Bisping puisse surclasser Anderson Silva, Luke Rockhold et Dan Henderson en seulement 365 jours. Et pourtant, il l’a fait. En 2012, il perdait à la décision devant Sonnen et emportait un match contre Brian Stann, toujours à la décision. C’est tout. Un maigre 1-1 qui, dans les papiers de l’UFC, paraissait lui couper le pont d’un title shot pour de bon. L’année suivante, Belfort l’assommait et cette fois, il n’y avait plus grand-chose à espérer. En tout cas, de la perspective des observateurs. Seulement une carrière n’est pas qu’un terrain d’observation. Pour celui qui la vit de l’intérieur, les paramètres sont différents.
Bisping a remonté la pente dans un timing idéal, qu’il a su exploiter à la perfection. Les thérapies de remplacement de la testostérone ont été balayées et certaines légendes ont montré des signes de fatigue. The Count, pour sa part, a entamé la seconde partie de sa trentaine avec bien plus de fraîcheur que ses semblables. Une aubaine.

Finis les rires quand il prétendait vouloir battre Silva pour la ceinture. Oublié l’étranglement face à Rockhold en 2014. Oublié et corrigé avec un KO tonitruant à l’UFC 199. Quant à Hendo, le KO de l’UFC 100 a été rangé dans les archives après une défense de titre plus que convaincante de Bisping devant son public, à Manchester.
L’ascension de Bisping ne ressemble à aucune autre. Elle repose sur une confiance aveugle en soi et sur une volonté pathologique d’avancer envers et contre toutes les tempêtes de coups.
Cerise sur le gâteau, Bisping est toujours le même trash-talker.

 

Le retour de Dominick Cruz : parce que ça ne pouvait pas être autrement

Pendant quelque temps, il était difficile d’entendre le nom de Cruz sans éprouver l’envie de hocher la tête avec sympathie. Difficile de trouver meilleur candidat au classement des athlètes qui ont été pris en traître par leur propre corps. Dans ce domaine, Cruz est le maître suprême.

Mis sur la sellette durant trois années consécutives à cause de deux chirurgies du genou et une déchirure à l’aine, l’Américain avait tout du combattant destiné à la légende.
C’est la raison pour laquelle, le jour de son annonce de retour, il semblait clair que l’histoire allait prendre une tournure mémorable. Cruz a dû répondre en boucle à mille questions, mais même un TJ Dillashaw au sommet de son art n’aurait pu inverser le cours des choses. La bataille a été âpre, pour certain trop âpre, mais The Dominator a battu un Champion très bien préparé.

Après ce combat, la question qui restait en suspens était la suivante : Dominick a-t-il perdu les plus belles années de sa carrière ? Impossible de le savoir. Seule certitude, il a toujours du feu dans les poings. Aujourd’hui, il a la ceinture de Champion bantamweight à la taille et il a battu le seul homme contre qui il s’était incliné dans sa carrière professionnelle, Urijah Faber. Alors que demander de plus ?

 

Cette conférence de presse post-UFC 196 où Conor McGregor a montré son vrai visage

Il est très compliqué d’isoler un moment dans l’année de Conor McGregor. 2016 à elle seule représente un vrai grand moment. Le cœur qu’il a démontré face à Nate Diaz, à l’UFC 202, dans les dernières minutes de leur combat, a certainement convaincu ceux qui doutaient de son désir de gagner. Détenir deux ceintures UFC à l’issue de son duel face à Alvarez a également marqué les esprits.

Pour autant, son attitude lors de la conférence de presse post-fight UFC 196 restera un moment fort. Après avoir perdu face à Nate Diaz au terme d’un combat épique, l’Irlandais s’est montré digne et s’est conduit avec classe.

Touché dans sa fierté, Conor a tombé en partie le masque. « La pilule est difficile à avaler […] J’ai pris un coup et j’ai foncé dans le tas. Mais ce que j’ai envoyé ne suffisait pas, compte tenu de mon énergie à ce moment-là. […] Mes coups manquaient d’énergie. J’ai commis des erreurs. […] Cela fait partie du jeu. »

En à peine trois ans, le succès de Conor McGregor a été fulgurant. Ironiquement, c’est dans le creux de la vague qu’un athlète révèle l’essence de sa personnalité. Au soir de l’UFC 196, McGregor a montré qu’en dépit de ses provocations, il restait un véritable combattant et avait les valeurs des arts martiaux mixtes chevillées au corps.

Des qualités indispensables au rayonnement d’un véritable Champion.

Adapté d’un article publié par mmajunkie.com

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