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Interview – Aboubakar Younousov : « Khamzat Chimaev, il a le même truc que moi »

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Le Franco-Tchétchène Aboubakar Younousov affronte Luke Niall ce jeudi à ARES 13. A 23 ans seulement, il s’affiche comme un véritable prospect de la catégorie bantamweight. Dans une interview accordée à ActuMMA, il livre ses ambitions. Sans langue de bois.

Aboubakar, tout d’abord, comment s’est passé ton camp d’entrainement ? Comment tu te sens aujourd’hui, à quelques heures de ton combat ?

La préparation s’est très bien passée avec mon frère, qui lui aussi préparait son combat (NDLR : Turpal Younoussov a combattu à l’ARES 12 le 17 février dernier, et s’est imposé par soumission au 1er round). Donc on a travaillé ensemble. Et ces 3 dernières semaines ont été consacrées uniquement à ma préparation. Je me sens très bien. Le cutting n’est jamais facile, mais en ce qui me concerne, c’est de mieux en mieux.

Il faut dire la vérité : moi, je m’en fous totalement du combat. Je sais que je vais gagner. Le seul truc auquel je pense, c’est le poids ! Moi mon combat, c’est la pesée.

C’est ton 3ème combat professionnel, ton deuxième chez ARES. Est-ce que tu as mis l’accent sur quelque chose en particulier durant ta préparation ? Quelles ont été les étapes ces dernières semaines ?

Je peux vous dire que mon frère et moi n’arrêtons jamais de nous entrainer, et de progresser. On est encore jeunes et au début de notre carrière. On apprend toujours de nouveaux trucs, et on va les appliquer pour nos combats. Je peux vous le garantir.

« Luke Niall ? Le pauvre, il est juste venu pour faire le touriste »

Donc toujours en bantamweight. Tu reviens 3 mois après ton dernier combat, où tu t’étais imposé par soumission au 1er round. Encore une fois, tu vas affronter un combattant anglais : Luke Niall, qui vient du circuit amateur. Il va disputer son premier combat pro en MMA. Est-ce que tu l’as analysé ? Comment est-ce que tu vas t’y prendre pour l’emporter ?

Je ne suis pas arrogant et je ne veux pas faire le mec ! Mais je ne vois vraiment pas comment il peut me battre. Qu’est-ce qu’il peut faire ? En grappling, je vais le manger. En lutte, il n’a aucune chance contre moi, et même en striking… Je peux le mettre KO. Donc le pauvre, il est juste venu pour faire le touriste, c’est tout !

Quelle va être la clef du combat d’après toi ? Est-ce que tu as un game plan en tête ?

J’ai toujours un game plan en tête, mais une fois le combat commencé, ça peut vite changer.

Aboubakar, aujourd’hui chez les bantamweights à ARES, c’est Demarte Pena qui est champion. On l’a vu défendre son titre encore une fois lors du dernier événement de l’organisation. Combien de temps te donnes-tu pour aller chercher cette ceinture ?

Franchement, le seul truc qui protège Pena, ce sont les règles de la fédération qui ne m’autorisent pas à combattre contre lui (NDLR : une règle impose un nombre minimum de combats, afin que les athlètes qui se rencontrent aient plus ou moins un niveau d’expérience équivalent). Sinon, je suis même prêt maintenant à combattre contre lui.

« S’il faut, je prends Pena et Elias le même jour ! »

Est-ce que Demarte Pena, qui est champion actuellement dans ta catégorie, est à ta portée aujourd’hui ? Si demain tu combattais contre lui, est-ce que tu serais sûr de gagner ?

Je pense que je peux le finaliser en moins de 3 rounds. Demarte Pena et Elias Boudegzdame ne sont pas des mauvais combattants. Mais ce n’est pas la même chose… Mon sparring partner principal, c’est Taylor Lapilus, qui a finalisé Pena en moins d’un round. Et tout le monde sait à quel niveau d’intensité on s’entraîne avec Taylor chaque jour à la salle. Donc après avoir tourné avec un monstre comme Taylor, tu crois vraiment que Pena ou Elias peuvent me faire peur ? S’il faut, je prends Pena et Elias le même jour ! Ça ne me dérange pas du tout.

De quelle manière pourrais-tu finaliser Pena ?

Je peux le soumettre. Ces gens-là n’ont pas de grappling. Peut-être que ce sont des ceintures marrons, ou ceintures noires, je n’en sait rien… Les grades de grappling caucasiens et les grades en JJB, ce n’est pas du tout la même chose. Ils n’ont pas le même contrôle que moi, le même contrôle des hanches. Ils n’ont pas les mêmes soumissions que moi, ni la même agressivité. Il y a dix ans d’écart entre nous !

T’as mis des TKO en amateur, tu t’es imposé par soumission en professionnel. Toi, qui connait ton niveau, qui sait ce que tu vaux vraiment : sur quels points dois-tu encore t’améliorer pour être le combattant parfait ?

Le seul truc qui me manque, c’est l’expérience. Je peux battre n’importe qui mais je n’ai pas autant d’expérience que Taylor Lapilus par exemple, qui a 25 combats derrière lui. Et là où je peux progresser encore plus, c’est dans le MMA global, c’est tout. Mais pour l’expérience, je ne me fais pas de souci, c’est une question de temps…

En parlant de temps : où te vois-tu dans 2-3 ans ? Quel est ton plan de carrière ?

Chaque athlète professionnel doit avoir un plan en tête. Mon premier objectif est de prendre la ceinture ARES des moins de 61 kg, qui m’attend. Après, je descends de catégorie et je prends le titre des moins de 57 kg. Et puis je passe à l’UFC.

« L’UFC, c’est sûr et certain que j’y serai »

Aujourd’hui, chez les bantamweights à l’UFC, la catégorie est remplie d’excellents combattants. Le niveau très élevé. Où est-ce que tu te situes dans le top 15 de l’UFC ?

Je sais que je suis fort, je sais que je suis bon, mais il faut être réaliste. Aujourd’hui, je ne peux pas concurrencer le haut du panier, et c’est normal. Donnez-moi 3 ans, et je serai dans le top 5 minimum à l’UFC. Je n’ai que 23 ans là, donc je peux encore beaucoup progresser. L’UFC, c’est sûr et certain que j’y serai. Mais mon objectif, ce sera toujours la ceinture de l’UFC.

Aboubakar, on te voit souvent avec ton frère Turpal. Vous avez du succès dans la cage, vous gagnez avec la manière, vous terminez vos adversaires. Quelle est la différence entre ton frère et toi ?

Mon frère est beaucoup plus patient et plus calme. Moi à l’inverse, je suis beaucoup plus impatient, et un peu agressif. Ça ne veut pas dire que je saute sur les gens dehors !

Par exemple, ce que je dis en interview, Turpal ne le dira jamais : il est beaucoup plus humble. Turpal, il respecte toujours le game plan, il fait étape par étape. Et moi, il m’arrive de sauter les étapes.

En MMA, c’est un défaut ou une qualité d’être impatient comme tu l’es ? De sauter les étapes ?

Regarde Khamzat Chimaev. Il est à l’UFC, il a le même truc que moi. Il rentre direct dans l’adversaire, et pour l’instant, il n’a pas perdu. Tant que tu contrôles, et que tu sais où il faut attaquer, je pense que c’est une qualité. Car il y a beaucoup d’adversaires qui ne sont pas prêts pour l’agressivité que tu vas proposer.

Et vous, qu’attendez-vous d’Aboubakar Younousov ? Pensez-vous qu’il parviendra à atteindre ses objectifs durant sa carrière ?

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