Daniel Cormier critique sévèrement la catégorie des poids lourds légers de l’UFC

Daniel Cormier estime que la division des -93 kg n’a plus le niveau qu’elle avait à son époque. Selon lui, s’il combattait aujourd’hui, il ferait la différence sans difficulté face aux prétendants actuels.
Invité à s’exprimer pour Alien Films sur l’évolution de la catégorie, Cormier a comparé la génération actuelle à celle qu’il a affrontée durant son règne. Pour l’ancien double champion, le contraste est frappant, notamment sur le plan de la lutte et du niveau technique global.
« Il n’y a plus de lutteurs », assure Daniel Cormier
Daniel Cormier ne cache pas son opinion : le paysage des mi-lourds a radicalement changé. Là où la division était autrefois dominée par des profils complets et très expérimentés, il estime qu’elle manque aujourd’hui de spécialistes du combat au sol : « Si j’étais à mon prime aujourd’hui chez les mi-lourds, je les mangerais tous. Il n’y a plus de lutteurs. »
Ainsi, l’ancien champion rappelle que lors de son règne, la concurrence était particulièrement dense et relevée : « Quand je me battais, il y avait Jon Jones, Ryan Bader, Phil Davis, Rashad Evans… Tous étaient d’excellents lutteurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. »
À l’époque, Cormier devait constamment s’adapter à des adversaires complets, capables de rivaliser dans tous les domaines. Aujourd’hui, selon lui, le paysage a changé et laisse davantage de place à des profils spécialisés, notamment des strikers : « Si j’étais encore en activité, je me battrai à nouveau chez les mi-lourds. Il n’y a tout simplement plus ce niveau de lutte. »
Actuel champion de la catégorie, Alex Pereira incarne justement ce changement de profil : un striker d’élite, dangereux debout, mais moins reconnu pour son jeu au sol.
Un regard lucide sur l’évolution du MMA
Sans dénigrer les combattants actuels, Daniel Cormier souligne surtout l’évolution du MMA moderne, où les styles se sont transformés et spécialisés. En effet, pour lui, son profil hybride, lutte d’élite, cardio et puissance, aurait été particulièrement redoutable dans ce contexte : « À l’époque, tu devais être complet pour survivre. Aujourd’hui, ce n’est plus exactement la même chose. »
Cependant, ce constat alimente le débat éternel entre les générations à l’UFC. Mais, Daniel Cormier a ouvert la possibilité à un retour à la compétition, mais dans des conditions bien précises.
Êtes-vous d’accord avec le constat de Daniel Cormier ?



