Le big boss de l’UFC quadruple son salaire, les combattants toujours à la traîne

Le propriétaire de l’UFC Ari Emanuel a quadruplé son salaire l’année dernière, une augmentation qui contraste avec la rémunération des combattants.
Il y a trois ans fusionnait la plus grosse organisation de MMA avec celle de catch , la WWE et l’UFC se sont unies pour former le groupe TKO. Son patron Ari Emanuel a quadruplé son salaire l’an dernier. Après une année « calme » en 2024, à un peu plus de 18 millions de dollars, il a rebondi à environ 67 millions. Mais son salaire de base pèse peu dans ces gains, il s’agit plutôt de primes et d’actions. Cette hausse reflète la très bonne dynamique de TKO. Depuis la fusion, le groupe enchaîne les gros contrats et continue de croître, notamment avec un accord massif signé avec Paramount pour les droits de diffusion. De son côté, le président Mark Shapiro prend la même trajectoire avec plus de 42 millions de dollars en 2025 tandis que la rémunération des combattants elle, ne change pas.
Un contraste avec la réalité des combattants
Le contraste avec ceux qui font vivre ces organisations est saisissant. À l’UFC, une grande partie des athlètes gagne au maximum quelques dizaines de milliers de dollars par combat. Parfois même moins en début de carrière. Les combattants bien classés restent très loin des gros montants, sauf pour une petite élite de stars. Alors pendant que les dirigeants encaissent des dizaines de millions voire plus, puisqu’Emanuel a aussi touché près de 174 millions supplémentaires lors d’une opération liée à WME Group, beaucoup d’athlètes doivent encore enchaîner les combats pour sécuriser leurs revenus. Certains sont même obligés de recourir à des sponsors ou à un autre travail. C’est donc la répartition des revenus qui pose question dans une énorme organisation comme l’UFC. Récemment, de nouvelles promotions comme MVP se sont proclamées pour les combattants. Ils ambitionnent de rémunérer plus justement les combattants.
La répartition des revenus est-elle injuste chez TKO ?

