Carlos Ulberg réagit à son K.-O. sur Jiri Prochazka et revient sur sa blessure

Malgré une grave blessure au genou, Carlos Ulberg a réussi l’exploit de mettre K.-O. Jiri Prochazka à l’UFC 327 pour devenir champion des lourds-légers.
Après le combat, il est revenu sur cette performance incroyable, et sur ce qui aurait pu tout changer. Carlos Ulberg a signé l’une des performances les plus marquantes de l’année. Opposé à Jiří Procházka pour la ceinture vacante, le Néo-Zélandais s’est imposé par K.-O., alors même qu’il combattait avec une blessure sérieuse au genou après un mauvais mouvement dans les premières minutes du round. Incapable de poser correctement sa jambe, il a pourtant trouvé les ressources pour finir le combat dès le premier round.
Une adaptation en plein combat
Touché au genou dès le début du combat, au point que son articulation lâche à plusieurs reprises, Ulberg a dû s’adapter immédiatement. Une situation qu’il dit avoir déjà connue en conférence de presse post combat: « C’est juste s’adapter en direct. On a déjà eu des situations comme ça. »
Malgré la douleur et les difficultés à se déplacer, il refuse de se voir perdant à un seul moment : « Je ne me suis jamais vu perdre à aucun moment ». Pour lui, ce genre d’imprévu fait partie du jeu à ce niveau : « On savait que ça allait être un problème à ce moment-là. La question c’était : comment on s’adapte ? »
Après le combat, Jiri Prochazka avait laissé entendre qu’il avait montré une certaine retenue face à la blessure de son adversaire. Une version que Carlos Ulberg rejette totalement : « Non, je ne pense pas ». Selon lui, le Tchèque a simplement commis une erreur stratégique : « Je pense qu’il a fait une erreur, parce que moi je n’aurais pas fait pareil. »
Ulberg est clair sur sa vision du combat : « Quand tu es là pour une ceinture, tu fais tout ce qu’il faut pour gagner. »
Une fin de combat calculée de Carlos Ulberg
Interrogé après coup, Ulberg révèle qu’il savait qu’il ne pouvait pas laisser le combat durer. Avec un genou blessé, retourner dans son coin aurait pu être fatal : « C’est pour ça que je savais que je devais le finir dans le premier round. »
Il explique avoir anticipé ce qui se serait passé entre les rounds : « Je savais que je devais envoyer des coups plus puissants avant qu’il retourne dans son coin et que ses coachs lui disent : ‘va dessus, son genou est mort’ ». Une situation qu’il jugeait ingérable s’il avait dû continuer : « Là, c’est sûr qu’il m’aurait terminé. »
C’est ce qui l’a poussé à prendre des risques et accélérer : « Donc je me suis assuré d’envoyer des coups plus puissants ». Désormais champion, Ulberg attend les examens pour connaître la gravité exacte de sa blessure. Son futur dépendra directement de ce diagnostic.
Avec cette victoire arrachée dans la douleur, Carlos Ulberg vient de marquer les esprits. Son adversaire du soir a réagi à sa défaite pour la ceinture.
Qu’avez-vous pensé de l’attitude de Prochazka sur ce combat ?

